18 juillet 2018

Sorcellerie : le nouveau code pénal réprime les pratiques de sorcellerie ou de magie nuisibles.

La sorcellerie désigne souvent la pratique d'une certaine forme de magie, dans laquelle le sorcier ou la sorcière travaille avec les énergies globales, que ce soit celles des plantes, des cycles lunaires, des saisons ou même des entités, pour atteindre des fins soit nuisibles, soit utiles.

Le Bénin connaît d’ailleurs un large éventail de pratiques et de représentations sorcellaires. La sorcellerie, du moins ce que l’on y perçoit, est présente dans toutes les familles et sous plusieurs formes. Elle s’est même démocratisée au point où certains hommes politiques ont la grande réputation d’y recourir fréquemment à l’occasion d’échéances électorales. Pour ceux qui savent donc s’y prendre, la sorcellerie semble bien procurer des avantages.

Il n’est certainement donc pas aisé d’évoquer une éventuelle répression de la sorcellerie surtout dans un pays tel que le Bénin. Affronter la sorcellerie y relèverait même plus d’une folie que d’une incertitude puisque traiter de la sorcellerie n’a certainement rien de cartésien.

Et pourtant, le législateur béninois du Code pénal réprime la pratique. Ce n’est cependant pas la sorcellerie en elle-même qui est réprimée. C’est la pratique de sorcellerie susceptible de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux personnes et aux biens.

C’est ce qui ressort de l’article 458 du nouveau Code pénal qui dispose que « Est puni de la réclusion criminelle de dix (10) ans à vingt (20) ans, quiconque s’est livré ou a participé à des pratiques de sorcellerie, de magie ou de charlatanisme, susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux personnes et aux biens ».

En d’autres termes, à chaque fois que la sorcellerie aura pour objet de commettre des faits tels que le viol, le meurtre, les blessures, les maladies, l’invalidité, etc., l’auteur ou les auteurs ainsi que les complices seront punis d’une réclusion criminelle de dix (10) ans à vingt (20) ans. De même, à chaque fois que la sorcellerie ou des pratiques asssimilées auront pour objet de commettre un vol, une destruction de biens publics ou privés, ou une altération quelconque de ces biens, une condamnation des auteurs à une réclusion criminelle de dix (10) ans à vingt (20) ans sera prononcée.

A lire dans la même catégorie:

-  Voici les peines encourues par les cybercriminels qui se livrent à l'escroquerie.

-  Tout agent public qui exerce des activités lucratives encourt des sanctions

Last modified on mercredi, 18 juillet 2018 23:40