23 novembre 2017

Gouvernance économique et Démocratie dans un Etat de droit : Le point de la Conférence.

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           La Chaire UNESCO des droits de la personne et de la démocratie a organisé ce mercredi 22 novembre 2017, à 9H00, une conférence sur la Gouvernance économique et la Démocratie dans un Etat de droit. Cette énième conférence organisée par la Chaire et conduite par le Dr Matthieu DEHOUMON et Mme Gisèle DANTINON a été animée par les :

  • - Professeur Magloire LANHA: agrégé en sciences économiques ; Doyen honoraire de la Faculté des Sciences économiques et de gestion ; Directeur du laboratoire de Microéconomie du développement ; et
  • - Mr Dieudonné ASSOUVI: Diplomate, Economiste, Politologue, Juriste ; Enseignant à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM).

 

A travers un développement bien structuré, les conférenciers ont rappelé, dans les règles du jeu de la bonne gouvernance, les principes juridiques et politiques de celle-ci. Ainsi, on note aisément de leurs interventions que les principes juridiques pouvant faciliter l’effectivité de la bonne gouvernance dans nos Etats, sont principalement ceux de :

  • - légalité ;
  • - participation ;
  • - transparence ;
  • - reddition des comptes ;
  • - imputabilité.

                   Mr Dieudonné ASSOUVI, en prenant le cas du Bénin, a par exemple souligné que des projets de lois de règlement datant de près de 10  ans n’auraient pas été soumis au Parlement pour vote ; ce qui porte inéluctablement entorse au principe de Reddition des comptes. Toujours en matière financière, le conférencier a relevé le fait que la Cour Constitutionnelle se prononce rarement sur le cas de la loi de règlement, ce qui constitue une faiblesse en termes de contrôle et de légalité des actes de nos gouvernants.

                Comme pour laisser chaque conférencier dans son domaine d’expertise, le Professeur Magloire LANHA s’est attelé à présenter, en dehors des principes juridiques et politiques, les principes socioéconomiques de la bonne gouvernance ainsi que la manière dont il  convient de mettre en place les règles du jeu de la bonne gouvernance. Il a rappelé comment « la bonne gouvernance économique met en jeu des institutions, des acteurs et des procédures » et le souhait de voir les Etats africains en général et le Bénin en particulier, atteindre une croissance à deux chiffres.

                La Bonne gouvernance économique devrait assurer une croissance économique et un développement durable. Mais ce développement ne saurait être une réalité en l’absence de règles juridiques favorisant l’effectivité d’une démocratie qualitative.

                Les conférenciers ont tenu à souligner la nécessité pour les gouvernants de converger leurs efforts pour la réalisation d’un Etat de droit et démocratique, dans lequel les droits humains et les libertés individuelles et collectives sont promus et protégés.

                Après avoir noté et répondu aux différentes interrogations provenant du public, c’est sur une note de satisfaction totale que la Conférence a pris fin à 12H30 min.

 

 

 

Par Aimé Mozart ELISHA